En detailing, trois chiffres décident si vous verrez les défauts ou si vous les découvrirez chez le client, en plein soleil : le CRI, la température de couleur et le nombre de lumens. Dans cet ordre d'importance.
Les valeurs à viser, tout de suite : CRI supérieur à 90, 5 500 à 6 500 K, et 750 à 1 000 lumens par m². En dessous, vous travaillez avec un handicap que ni la polisseuse ni le produit ne rattraperont.
Le CRI : la fidélité des couleurs
L'indice de rendu des couleurs mesure à quel point une lampe restitue les couleurs comme le ferait la lumière du jour. L'échelle va jusqu'à 100.
- CRI 70 à 80 : suffisant pour circuler, inutilisable pour du contrôle. Les rouges et les bordeaux sont particulièrement mal rendus — un défaut sur une carrosserie rouge devient invisible.
- CRI 80 à 90 : correct pour un atelier mécanique.
- CRI supérieur à 90 : le seuil du detailing. C'est là que les micro-rayures et les différences de brillance redeviennent visibles.
Un chiffre à connaître : les tubes fluorescents d'atelier classiques plafonnent souvent autour de 70 à 80. Beaucoup de detailers pensent avoir un problème de puissance alors qu'ils ont un problème de rendu des couleurs.
La température de couleur : ni jaune, ni bleu
Exprimée en kelvins, elle décrit la teinte de la lumière blanche.
| Température | Aspect | Usage |
|---|---|---|
| 2 700 – 3 000 K | Chaud, jaune | Salon. Écrase les défauts, à proscrire. |
| 4 000 K | Neutre tiède | Bureau, commerce. |
| 5 500 – 6 500 K | Blanc du jour | Detailing, contrôle qualité. |
| Au-delà de 7 000 K | Bleuté | Fatigue l'œil, fausse les teintes froides. |
La raison est simple : votre client jugera la voiture dehors, en lumière du jour. Autant travailler dans les mêmes conditions.
Les lumens : la quantité, une fois la qualité acquise
Un CRI parfait avec trop peu de lumière ne sert à rien. En detailing, on vise 750 à 1 000 lumens par m², soit le double d'un garage de bricolage. Pour un box de 40 m², cela représente 30 000 à 40 000 lumens.
Mais attention à ce que veut dire « répartis » : c'est là que la trame hexagonale change la donne. Deux projecteurs de 20 000 lumens créent deux taches et des ombres dures ; la même quantité étalée en trame donne une nappe continue, sans zone d'ombre quand vous vous penchez sur un capot.
Pourquoi les défauts n'apparaissent qu'à certains angles
Un hologramme ou une micro-rayure ne se voit que lorsque la source lumineuse se reflète dans la carrosserie sous un angle précis. Avec une seule source, il faut tourner autour du véhicule et pencher la tête. Avec une trame qui couvre tout le plafond, chaque point de la carrosserie a une source au-dessus de lui, et les angles utiles sont multipliés.
C'est aussi pourquoi la densité recommandée en detailing est de 0,80 hexagone par m² alors qu'un garage se contente de 0,55 : ce n'est pas seulement une question de luminosité, c'est une question d'angles de réflexion.
Comment vérifier une fiche produit
- Le CRI doit être annoncé, avec sa valeur. « Haut CRI » sans chiffre ne veut rien dire.
- La température de couleur doit être unique et stable. Un panneau qui dérive vers le jaune en chauffant est un mauvais signe.
- Les lumens doivent être ceux du luminaire complet, pas ceux des diodes nues.
Ce qu'il faut retenir
- CRI supérieur à 90, sinon les rouges mentent.
- 5 500 à 6 500 K : la lumière dans laquelle le client jugera la voiture.
- 750 à 1 000 lm/m², répartis en trame et non concentrés.
- 0,80 hexagone par m² : la densité du detailing.
Voir les kits LED hexagonaux blancs — la température de couleur et le CRI sont indiqués sur chaque configuration.